Info-wc

Ce jour-là, la hotline informatique du boulot ne répond pas aussi promptement que d’habitude. Je laisse sonner un peu. Soudain, ça décroche:

Lui: Hotline bonjour!

Moi: Bonjour, c’est la Comm. Un fournisseur m’a envoyé un fichier dans un format que je ne peux pas ouvrir; vous pouvez m’aider?

Lui: Essayez le clic droit, puis, « ouvrir avec » et vous choisissez lecteur VLC.

Moi (lassée) : Ouais, le bon plan VLC, j’ai déjà essayé, ça ne marche pas!

Lui (très naturel, après un silence): … En fait, je peux pas vous aider mieux pour le moment, je suis sur les toilettes.

Moi (stupéfaite) : ??!!!!! Sur… les… toilettes… Ah bon!!! (J’en reviens pas – autant profiter de le chambrer un peu!). Et… (rires) vous en avez pour long?

Lui (toujours très sérieux): Bah… Disons environ 10 minutes.

Moi (morte de rire): Ah, donc vous arrivez au bout… Alors, je vous laisse me rappeler!

Lui (imperturbable malgré l’effort): OK, à tout-à-l’heure!

Moi (essayant de me contenir): Et bien…. (Mouaahhaaahahha!) Bonne continuation, hein!! (Et je raccroche).

Non mais franchement, imaginer ce type en train de pousser sur son trône alors que je lui posais des questions à propos d’un fichier informatique, c’était un grand moment de littérature! Mais ce qui m’a le plus scotchée, c’est ce naturel déconcertant ; comme quoi pour certains, il n’existe aucun tabou sociétal, dans un monde où les 1, les 0 et les conversations professionnelles côtoient gaillardement les gros popos du matin!

Voilà un chapitre cocasse du potentiel documentaire que je pourrais écrire un jour, sous un titre plus ou moins tarte à la crème, du genre « Splendeurs et misères des informaticiens » ou « Biologie neuronale du microprocesseur ».

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Le 1er août

Et un 1er août de plus, un! LA fête beauf par excellence… Depuis que je suis citadine, pour ce que j’en retiens (car je ne me suis jamais infligée la partie officielle – j’ai même réussi à y échapper pendant mes années à L’Express), cela se résume à un bouchon « minuté » aux abords de la ville: un gros flux de voitures se précipitent vers le port dès 21h pour avoir une bonne place pour les feux d’artifice de 22h45. Les parents picolent un coup, les gamins font péter des pétards à gauche et à droite, les bébés braillent. Après, pendant à peine une demi-heure, tout le monde lève les yeux au ciel et s’extasie devant les efflorescences colorées à coup de : « Oh, la belle bleue! », expression convenue pour l’occasion (même que les feux sont rarement bleus!). Et puis à 23h15 pile, toutes les voitures repartent créant un bouchon à la sortie de la ville. « Ca, c’est fait. » Naturellement, personne n’en a rien à taper du Grütli, de Walter Fürst, Arnold de Melchtal et Werner Stauffacher! (Surtout pas moi ; je suis allée chercher ces noms sur Wikipédia).

Dans les villages, mes souvenirs me rappellent des impressions beaucoup plus rigolotes. D’abord, il y avait la partie officielle où on était obligés d’aller car, le monde villageois étant petit, le président du Conseil général qui faisait le fameux discours du 1er août à côté de la fontaine était très souvent une connaissance de mes parents. « Oui, on y va car c’est M. Machin qui fait le discours » Forcément, il n’y avait pas vraiment foule et c’était chiantissime!… Et le type faisait son blabla patriotico-villageois (qu’il répétait depuis des semaines) devant les 3 pelés, 2 tondus qui faisaient semblant de s’intéresser à ce qu’il disait.

Mais le clou de la partie officielle, c’était sans nul doute l’hymne national après le discours. La fanfare commençait solennellement à jouer. Tout le monde connaissait la première phrase « Sur nos monts quand le soleil… » Mais dès la seconde, ça se gâtait « Annonce un brillant/puissant? réveil… » et à la 3e phrase, ça devenait carrément pathétique; on n’entendait plus que les voix chevrotantes des trois vieilles du village qui étaient les seules à connaître les paroles jusqu’à la fin (probablement parce qu’à l’époque, on les apprenait à l’école). Du coup, un malaise de plomb pesait sur l’assemblée, alors que les cuivres égrenaient la fameuse mélodie empreinte de cette emphase dégoulinante qui la caractérise. Et, très jeune déjà, je mesurais la vacuité de ces paroles mièvres et bondieusardes qui me filaient la honte, avec « l’âme attendrie », « l’autel de la patrie » et « les accents d’un coeur piii-eux ». Quelle horreur. Les années suivantes, ils ont remédié au malaise en distribuant les paroles. Mais c’était de pire en pire, car à la fin, les gens ne connaissaient même plus la mélodie de cette chauvine mélopée…

La partie officielle était suivie de la descente aux flambeaux, de l’Hôtel de commune jusqu’au bord du lac. C’est le seul truc que j’aimais bien et je soignais particulièrement l’apparence de mon lampion. Chaque année, invariablement et pour des raisons plus ou moins obscures, mon frangin cramait le sien et se mettait à chialer. Après, alors que nos parents picolaient aux tables de la kermesse, nous, on traînait au bord du lac et autour du grand feu, toujours impressionnant et du haut de nos 6-10 ans, on se laissait aller à des accès de pyromanie qui feraient sans nul doute trembler les bien-pensants d’aujourd’hui. A cette époque où les interdits n’étaient pas encore légion, les garçons, toujours super chiants, étaient équipés d’un véritable arsenal de guerre et faisaient péter des pétards chinois, des fusées tournantes et des machins hallucinants qui produisaient beaucoup de bruit et peu de lumière. A l’image de ce qui se passait dans leur cerveau, on se disait. Nous, on aimait mieux les allumettes de bengale et les étincelles et on en avait de toutes les couleurs. On veillait tard et nos parents devaient avoir un sacré coup dans l’aile quand ils nous ramenaient à la maison.

Aujourd’hui, j’ai toujours une sainte horreur des pétards, symbole d’un obscurantisme guerrier tapageur et définitivement l’apanage des faibles d’esprits. Et franchement, le 1er août, l’obsession des feux d’artifice qu’il faut voir absolument (alors que c’est chaque année la même chose), le Grütli, les discours fleurant un patriotisme vaguement moisi, les drapeaux suisses et les « coeurs piiiieux », ça m’emmerde. Vivement le 2, qu’on arrête d’en parler jusqu’à l’année prochaine!

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La femme enceinte 2

Pas d’alcool.
Pas de bière blanche.
Pas d’apéro.
Pas de bars avec décibels.
Pas de soirée prolongée.
Pas de bain de foule.
Pas de fumée.
Pas de poisson ou de viande crue.
Pas de sushis, pas de saumon fumé, pas de jambon cru.
Pas de fromages à pâte molle.
Pas de tomme vaudoise fourrée aux truffes.
Pas de bain chaud.
Pas de sauna, pas de hammam.
Attention aux crudités mal lavées.
Attention à la caféine.
Attention au gras.
Attention au sucre.
Attention au sel.
Attention aux épices.

Et il y a toujours des spécialités plus insolites:
Alors que je dégustais mon schublig: « T’es folle, pas de viande porc, y a trop de toxines! »
Une autre fois, sirotant mon thé froid: « C’est pas bien les glaçons, c’est mauvais pour votre bébé! »

Le pire, c’est quand les regards se braquent sur moi avec indignation : « Mais… t’as le droit??!! »

C’est pourquoi, quand certaines femmes affirmant avoir a-do-ré leur grossesse me serinent d’un air envieux « Profite-bien de cette période! » Moi, après huit mois de privations, j’en suis toujours à me demander de quoi je suis censée profiter

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Vu à Berlin

Voici un « grillwalker » : vendeur de saucisses ambulant, entièrement autoalimenté.

Prix de la saucisse, 1.20 Euro. Poids de l’équipement: 40 kilos (en comptant la bonbonne de gaz à l’arrière qui alimente le grill). Lieu: devant la sortie des grands magasins à Alexanderplatz. Accessoires: parasol incorporé, protégeant théoriquement à la fois du soleil et de la pluie (mais en cas de coup de vent, l’efficacité devient très discutable).

Une bonne nouvelle tout de même pour ce sympathique grillwalker : la relève arrive dans deux heures… C’est tout ce qu’on lui souhaite!

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La femme enceinte 1

Maintenant, je peux enfin le dire: j’ai toujours détesté les femmes enceintes! Mouais. Les femmes enceintes, je kiffe pas… N’est-ce donc pas amusant de se retrouver dans ce rôle honni de la future mère au ventre proéminent! Ironie de notre sort biologique ; il paraît qu’il faut passer par là pour avoir des enfants… Saperlipopette.

C’est vrai, il y a toujours des petits veinardes qui portent leur future maternité victorieuse comme un étendard, gracieuses et élancées. Même à leur troisième trimestre, leur ventre leur va bien. Elles sont à l’aise, se sentent bien dans leur peau et affichent un sourire béat limite irritant. D’autres engraissent, se renfrognent et parfois se couvrent de boutons. Elles peinent, s’essoufflent et transpirent, grincheuses, en pleine expansion latérale. Naturellement, j’ai tout de suite compris que je ferais partie de la deuxième catégorie… sauf les boutons. Ouf.

Au niveau social, expérience faite, c’est vraiment pénible. Dans la rue, les gens, surtout les hommes, matent mon ventre avec curiosité et insistance. J’ai horreur de ça. Ca renforce le sentiment de difformité. De l’autre côté, il y a le regard des femmes d’un certain âge qui te sourient avec attendrissement d’un air de connivence mielleux à la « moi aussi je suis passée par là ». Sans oublier les commentaires convenus (et puissamment faux-derches) des gens de l’entourage devant ce ventre énorme: « tu es ma-gni-fique! », « c’est tellement joli! »… Ouais, c’est ça, et si c’était un ballon de foot à l’intérieur, tu trouverais aussi ça « joli »?!!! Objectivement, cela n’a rien d’esthétique.

Mais… le pire des automatismes sociaux reste quand même et de loin le sempiternel et étrange « je peux toucher? » Je ne comprendrai jamais cette idée! Qu’espèrent donc les gens en touchant mon ventre? Que le bébé se mette à danser la gigue pour leur faire plaisir (pas de risque – lui non plus il n’aime pas, ça le crispe!), que le ventre se mette à parler du genre « je te bénis mon fils » ou que ça leur porte chance pour l’Euro Millions de vendredi?!! C’est ridicule! Nan, personne ne touche! C’est mon ventre, bordel… Le pire, c’est qu’il y en a qui ne demandent pas la permission! Dans une fête villageoise, une inconnue fin bourrée a littéralement lancé sa main sur mon ventre comme s’il lui appartenait. Si elle n’avait pas été complètement pétée, je pense que le geste du lancer de main lui aurait été instantanément rendu avec une puissance bien supérieure…

En bonus, indépendamment de cette hantise du touchage de ventre compulsif, je suis devenue particulièrement intolérante… Je veux dire encore pire qu’avant. Dans le sens où mon seuil de tolérance, déjà bas, est tombé à zéro! Ce n’est pas seulement dû à mon état, mais surtout à l’histoire de mon état : le sacrifice consenti est très lourd. Je ne supporte pas qu’on m’emmerde, je ne supporte aucune contrariété. Par-dessus tout, ce que je déteste, c’est les klaxons, les aboiements aigus des petits chiens et – hé oui – les cris/hurlements des jeunes enfants ; ça me fout les nerfs, mais d’une force!

D’ailleurs, heureusement, par chance, être enceinte ramollit pas mal de choses mais pas forcément la capacité de riposte. L’autre jour, au centre de la Maladière, alors que j’étais manifestement encombrée de partout, une jeune pouffiasse a refusé, d’un air méprisant, de m’ouvrir la porte latérale de sa pizzeria (le Piazza pour ne pas le nommer) pour me laisser sortir par le côté, ce qui me permettait d’éviter de faire tout le tour du bâtiment avec mes sacs de courses. Une jeune pouffiasse particulièrement désagréable, quoi. Donc, très fâchée, j’ai bel et bien fait le tour du bâtiment en trimballant mes courses. En arrivant devant l’enseigne de la pizzeria, j’ai aperçu un grand cendrier installé devant la porte (preuve que la sortie n’était de loin pas condamnée). Alors, en pleine avenue du 1er mars, j’ai balancé un immense coup de pied dans le cendrier qui s’est renversé et répandu sur le seuil en me disant avec jubilation: y en a une qui aura une sacrée merde à nettoyer!

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Tea time

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Bain

Au bord de la piscine de l’Hôtel Ranweli, il y avait un panneau qui énumérait les règles et interdictions du lieu. En particulier, il mentionnait qu’il était interdit de se baigner en jupe, robe ou pantalons. J’avais déjà une vague idée de l’intention de ce message, mais j’ai fini par en avoir une démonstration très concrète.

Ils sont arrivés le dimanche, troublant la quiétude de notre après-midi de farniente à la piscine. Toute une famille sri lankaise. Surexcités et frétillants comme des gamins en course d’école. Le père, la mère, le bébé, les soeurs, les frères, les cousines, les tantes, les oncles… En tout, ils étaient une bonne douzaine. Il y avait surtout Mamie, qui couvait la nichée et Papy, en retrait, qui veillait au grain avec son regard sévère de patriarche. Les hommes se sont mis en maillot et à coup d’exclamations gênées, les dames et filles ont fini par enlever quelques habits…. Deux sont restées sur des chaises longues. C’était le panneau susmentionné qui posait problème. Elles n’avaient pas prévu de ne pas être autorisées à se baigner tout habillées (comme cela se fait généralement en Asie)!

Puis, quelques regards se sont tournés vers Papy qui ne bronchait pas. Tout à coup, il a donné le signal du départ. L’autorisation au bain. L’équipe de dames était donc bien empruntée, habituée à se baigner dans une tenue couvrante. Certaines avaient un maillot une pièce long comprenant une jupette (spécialité de là-bas que je n’ai jamais vu ici) ; les donzelles ont vite couru dans l’eau pas qu’on puisse éventuellement voir un bras ou une jambe. Une autre était un peu embarrassée; elle aurait voulu entrer dans l’eau avec sa serviette de bain autour d’elle, mais un gardien l’a immédiatement remise à l’ordre. Elle a obtempéré de mauvaise grâce, gênée. La dernière était en slip et maillot de corps, pas du tout prévu pour la baignade, ce qui, étonnamment, n’a pas suscité l’ire du gardien. Ce qu’elle n’avait pas forcément calculé, c’est que quand elle sortirait de l’eau, ce serait tellement transparent que ce serait comme si elle était à poil!

Observant de loin, Papy ne regardait évidemment pas cela d’un bon oeil. Alors qu’une partie de la famille pataugeait bruyamment dans l’eau, deux-trois cousins mâles se sont ramenés avec des sacs de shopping. Ils en ont sorti des maillots-jupettes achetés au bazar du coin pour les dames restées sur les chaises longues qui n’en pouvaient plus de joie. Elles ont rejoint la clique qui s’ébattait dans l’eau avec le bébé et ont retrouvé toute la fraîcheur de leur 5 ans à coup de petits cris suraigus.

Finalement Papy a tombé la chemise et s’est avancé vers le bord de la piscine, son immense bide à l’air. Mais papy, c’est pas un rigolo. Quand il est finalement arrivé dans l’eau, ça a un peu cassé l’ambiance… En observant la scène depuis ma chaise longue, je me suis dit: qu’est-ce que c’est compliqué pour une femme sri lankaise de se baigner simplement dans une piscine! Entre l’interdiction de montrer un centimètre de peau et l’autorité pesante du vieux mâle ronchon, je comprends qu’elles aient envie de s’éclater un max lorsqu’elles ont enfin une opportunité de décompresser.

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Contraste

Une semaine à l’hôtel Ranweli, près de Negombo, dans un bungalow avec vue plongeante sur la mer, palmiers, plage de sable, piscine et petits écureuils folâtres. Pas sous le soleil exactement, mais à l’ombre des feuillages, non sans s’être préalablement enduite de crème solaire indice 50. Jus d’ananas frais sur un transat en lisant un bon roman de gare très divertissant. Il fait chaud, avec une légère brise.

Mais il y a un mais. Car dans cet hôtel, du matin au soir, avec le thé comme avec l’ »arrack cocktail », du buffet matinal au coucher de soleil en passant par la chasse aux coquillages, c’est les mêmes chants de Noël pourris qui viennent nous irriter les oreilles en nous amenant le froid et les sapins de l’Occident lointain: l’insipide « Jingle bells jingle bells… », le mielleux « I’m dreaming of a white Christmas », le gravement décalé « Let it snow let it snow, let it snow! » ou encore le très énervant « I wish you a merry Christmas, I wish you a merry Christmas »… En versions originales ou pire, en versions revisitées avec des voix orientales kitsch.

En plus, quand on est allés à la réception nous plaindre de cette avalanche neigeuse complètement déplacée pour notre semaine de plage, on s’est pris un immense vent, car le type nous a regardé avec des yeux de chien battu en pleurnichant : « We understand that you don’t like these songs but we like them very much! Everyone here loves Christmas songs! » Ouais ben pas moi. Je hais les Christmas songs.

Diable, comment peut-on avoir à subir ça dans un pays où il y a 70% de bouddhistes, 15% d’hindouistes et seulement 8% de chrétiens ?!? Partir au chaud durant le mois de décembre? On ne m’y reprendra plus!

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Images

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Oruwas

Cela faisait déjà quelques jours que l’on observait avec envie les grandes voiles brunes qui filaient à l’horizon sur la mer déchaînée… On les appelait « catamarans », mais on a appris plus tard qu’il s’agit en réalité d’« oruwas ». Finalement, après négociations et moyennant conséquente commission auprès du rabatteur local, on a pu faire un tour sur une de ces étonnantes embarcations. Pas avec le capitaine Haddock ou un quelconque Bertarelli en herbe bien heureusement ; mais avec des pêcheurs de crevettes.

Un oruwa, de loin, c’est gracieux et majestueux. Mais alors de près, une fois que tu dois grimper dessus, tu t’aperçois que le raffiot est fait d’un tronc, de quelques bouts de bois reliés entre eux par des ficelles et d’une voile en coton grossièrement cousue. Angoisses et tremblements vite ravalés – bah, de toute façon je sais nager et l’eau est chaude (29 °C) -, on se laisse emmener par l’équipage de cet étonnant bricolage flottant.

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